Le code facilalire

Nous avons identifié dans les chapitres qui précèdent les éléments entrant en compte dans l’apprentissage de la lecture et qui peuvent poser problème à un apprenti lecteur :

distinction entre les lettres et les graphèmes
distinction entre les graphèmes de 1, 2 ou 3 lettres
distinction entre les voyelles, les semi-voyelles et les consonnes
distinction entre les deux valeurs sonores d’une même consonne
distinction entre les phonogrammes (sonores) et les morphogrammes (muets)
repérage de la voyelle, noyau de la syllabe

Le procédé facilalire aide l’apprenti lecteur dans sa tâche en lui permettant de repérer dans les mots :

les graphèmes voyelles et semi-voyelles qui constituent  un noyau de syllabe
les consonnes
les consonnes ambiguës
les lettres muettes ayant une valeur orthographique lexicale et/ou grammaticale
la ponctuation
les liaisons

Le procédé facilalire utilise un codage très simple…

Voyelles et semi-voyelles

Deux couleurs sont utilisées pour coder les graphèmes voyelles (ou semi-voyelles) :

• Le bleu code par défaut la présence d’une voyelle (ou semi-voyelle).
• Le vert note la présence d’une autre voyelle (ou semi-voyelle) juxtaposée à la précédente.

La juxtaposition de graphèmes de couleurs bleu et vert signale immédiatement au lecteur qu’il est en présence de l’une des deux situations suivantes :

a) voyelle ou semi-voyelle + voyelle ccccune syllabe orale
(c’est la situation générale, la plus fréquente)

lion vv pied vv piano vv suite vv travail vv soleil vv loin vv cobaye

b) voyelle + voyelle ccccccccccccccccccdeux syllabes orales

boa vv réunir vv maïs vv néon vv pays vv pharaon vv encrier

Quelques mots difficiles à lire, contenant la succession de 3, voire 4 sons vocaliques, existent dans la langue française ; facilalire les code pour faciliter leur déchiffrage :

vv v crayon vv ailleurs vv brouillon vv gruyère
vv aiguille vv cuiller

Remarque [w]
Le son /oi/ (roi, loi) est constitué de la semi-voyelle [w] et de la voyelle [a]. Il s’écrit phonétiquement et se prononce [wa].
La logique du codage facilalire voudrait que cette association d’une voyelle et d’une semi-voyelle soit notée de deux couleurs (oi) ce qui n’est pas le cas… Ce graphème, qui se caractérise par une très grande stabilité, a acquis avec le temps un statut particulier. Il est considéré aujourd’hui comme une voyelle à part entière et est enseigné dans les classes comme telle. Il a donc été décidé de le traiter ici d’une seule couleur.
Ce traitement ne s’applique qu’au seul graphème /oi/. Les réalisations des toutes les autres formes graphiques contenant le phonème semi-voyelle [w] (oin, oui, ouer, wi, we, ua, …) seront traitées de deux couleurs.

loin vv oui vv jouer vv kiwi vv western vv week-end vv jaguar vv aquatique

Consonnes

Les consonnes sont toujours en noir, en caractères gras par défaut.
Seules les consonnes sujettes à confusions ont un codage particulier :

• les graphèmes consonnes à double valeur sont codés en maigre avec une réduction de la taille : (c, g, s, t, x)

cerise vv bagage vv maison vv attention vv dix

les graphèmes consonnes constitués de deux lettres différentes sont codés en italique (ch, gu , gn, ph, qu)

quelquun vv chemin vv vigne vv phare vv guitare

Lettres muettes

Les lettres muettes -qui ont une valeur orthographique lexicale ou grammaticale- sont codées en gris

vv puits vv poupée vv frères vv comptent vv port vv porc

Le gris code exclusivement les lettres toujours muettes.

Le gris ne code pas le e caduc.

En français, le e caduc est représenté par la lettre /e/ associée à une consonne.
Généralement placée en fin de mot, cette lettre est souvent muette à la prononciation.
Cependant cette lettre, qui forme de fait une syllabe avec la consonne qui la précède, est sonorisable (régionalisme, accent, poésie).
Nous considérons ici la lettre /e/ comme une voyelle à part entière (noyau de syllabe) et nous la codons comme telle, en couleur.
Facilalire donne à voir au lecteur  la présence d’une syllabe écrite.
Il appartiendra à chaque lecteur d’ajuster sa lecture selon son choix.

claire vv fontaine vv parles vv ouvrent vv biberon vv fenêtre

Ponctuation

Les signes de ponctuation sont codés en rouge.

La ponctuation constitue un élément fondamental de l’écriture des textes, et donc de la lecture.

Les points de fin de phrase sont essentiels.
Ils constituent, avec la majuscule de début de phrase, les éléments du bornage de l’énoncé, limites entre lesquelles les mots sont ordonnés pour former du sens auquel il convient pour le lecteur d’accéder.
Repérer les bornes de la phrase permet au lecteur de délimiter spatialement le champ dans lequel va s’exercer son activité de lecture, de mise en relation des mots, pour accéder au message qu’ils forment.
La nature même des points de clôture revêt une importance considérable.
L’exclamation, l’interrogation, la suspension, tous ces signes ont une signification et jouent un rôle important dans l’accession au sens de l’énoncé.
Apprendre à repérer les bornes des phrases et les décoder est une activité de lecture importante.

Les virgules participent à la segmentation sémantique de la phrase.
Savoir les repérer comme marques indicatives des groupes constitutifs de l’énoncé est important.

Les guillemets, qui  permettent de mettre en évidence dans un texte narratif le discours direct, qui représente la parole de quelqu’un, sa langue parlée, jouent un rôle essentiel.

La lisibilité et la maîtrise de tous les signes de ponctuation concourent à la fluence en lecture.
Leur repérage est capital pour y aider. Facilalire y contribue.

Exemple de codage facilalire


Liaisons

Les liaisons de l’oral peuvent apparaître à l’écrit.

La langue orale use en certaines occasions de liaisons entre les mots. L’écrit ne note pas ces liaisons, qu’elles soient obligatoires ou facultatives.

Dans la mesure où la lecture est une transcription écrite de la langue parlée, il peut être nécessaire, au stade de l’apprentissage, de faire apparaître temporairement les marques de liaison que l’oral contient afin d’aider l’apprenti lecteur à les localiser, sachant par ailleurs qu’elles ne sont jamais notées dans un texte ordinaire.
Cette pratique est répandue dans les classes.

Cette aide ponctuelle qui permet de faire apparaître les liaisons obligatoires et facultatives existe dans le procédé facilalire. Elle est accessible via la police spécifique facilalire 0li qui permet de porter les liaisons de son choix dans le texte.

Les caractéristiques du codage facilalire sont présentées à la rubrique :
Utilisation\Quelles ressources ?

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